MORALE : [ mɔʀal ] [nom commun - féminin ( morales )]
Définition :
1. ensemble de règles de conduite et de m½urs considérées comme bonnes et devant être appliquées en société [Remarque d'usage: le plus souvent au singulier]
(n'obéir qu'à sa propre morale)
2. enseignement ou leçon que l'on peut tirer (de quelque chose)
(il y a deux morales à la fable)
3. philosophie principe philosophique de discernement du bien et du mal (Remarque d'usage: le plus souvent au singulier)
La Morale, c'est ce qui fait que nous avons une conscience, vous savez, ce double "Moi" à l'intérieur de notre tête qui nous dit ce qui est bien et ce qui ne l'est pas... Écoutez-vous la vôtre ?
Petites anecdotes vécues et pour le moins effarantes :
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♦ Une petite fille de 10 ans que j'ai gardé durant quelques temps (et qui était adorable soit dit en passant) me parle un jour d'une rivale qu'elle déteste.
"Elle est trop bête, dit-elle en fronçant les sourcils, elle fait sa crâneuse et elle veut me voler ma meilleure amie !"
Je souris et réponds : "Laisse-la donc, ne fais pas attention à elle, elle est certainement malheureuse ou alors elle veut essayer d'attirer ton attention."
Mais la gamine, lancée dans ses propos véhéments ne s'arrête pas là : "Je vais la tuer avec un couteau comme ça elle ne m'embêtera plus jamais !"
Légèrement choquée par ces paroles, je réagis : "Mais voyons, ce n'est pas bien ! Tu te rends compte de ce que tu dis ?"
Les pommettes de la petite rosissent alors légèrement et elle hoche la tête, visiblement gênée.
Je continue : "Et pourquoi ce n'est pas bien de tuer ?"
Elle me sourit d'un air triomphant : "Parce que sinon on va en prison !"
Je reste figée un instant avant de répondre : "C'est tout ? Ce qui n'est pas bien c'est d'aller en prison ?"
La petite hausse les épaules en faisant la moue : "Ben oui ! Quoi d'autre ?"
Je ne peux m'empêcher de ricaner nerveusement : "Tu te rends compte le mal que tu ferais en la tuant ? Elle serait morte par ta faute ! Et tu as pensé à la tristesse de ses parents et de ses amis ? Tu ne serais pas triste de commettre un tel acte ?"
Peu convaincue, la petite acquiesce de manière à peine visible et me dit alors : "Je le dirais plus. Je peux aller jouer maintenant ?"
Découragée, je l'ai libérée. Que pouvais-je faire d'autre ? Elle ne comprenait pas le sens spirituel de ce que je tentais de lui inculquer.
Pour elle, ce qu'il y avait de mal dans un meurtre, c'était les ennuis judiciaires... Le reste, le meurtre en lui-même, la tristesse engendrée, tout cela n'était qu'accessoire. Tout ce qu'elle a trouvé à me répondre était qu'elle ne le dirait plus... Mais l'important, si elle avait eu une morale aurait été qu'elle ne le pense plus.
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